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9.
CAPILLARITE
C'est
la propriété d'un
"liquide" à remonter sur les parois d'un tube
capillaire ou sur les parois de pièces plaquées, qui s'exprime
par l'existence d'une tension superficielle à l'interface entre
les deux phases (loi de Laplace). La pression capillaire correspond à
une différence entre la pression au sein du fluide mouillant et
celle de la phase la moins mouillante, la capillarité se manifeste
lors de l'écoulement de l'eau au sein d'un milieux "poreux"
(loi de Darcy) ou dans des conduits dits "capillaires"
(loi de Poiseuille).

Considérons
sur le schéma 1602,
qu'une molécule telle que
M au sein d'un liquide, subit de la part des molécules voisines
des attractions f1, f2...qui s'équilibrent, la résultante
de ces forces d'attraction est dons nulle. Elle n'est pas nulle, par contre,
pour une molécule M1, située près de la surface
libre du liquide et donc la sphère d'attraction est tronquée
par cette surface. L'ensemble des molécules voisines de la surface
se comporte comme une sorte de membrane élastique.
10.
MOUILLABILITE
C'est
l'aptitude que possède un liquide à occuper la plus grande
surface possible lorsqu'on le dispose sur une surface solide, cette
aptitude se quantifie par l'introduction de la notion d'énergie
de surface d'un liquide ou d'un solide, aussi appelée tension
superficielle, elle caractérise l'aptitude qu'a la surface d'un
liquide à prendre la plus petite valeur possible dans un milieu
donné, elle caractérise également la cohésion
d'un liquide puisqu'il faut vaincre les forces de cohésion interne
de celui-ci pour accroître cette surface. Mécaniquement,
la mouillabilité s'exprime comme une force s'opposant à
un accroissement de surface et rapportée à l'unité
de longeur, celle-ci est le N/m.
En conclusion, le
mouillage est la propriété pour un liquide de s'étaler
à la surface d'un corps. Le métal d'apport liquide mouille
ou ne mouille pas suivant qu'il s'étale à la surface du
métal de base ou s'y contracte en forme de goutte. Dans le premier
cas, l'angle de raccordement est > à 90° et, dans le second
cas, il est < 90°, un métal d'apport ne mouille que si
certaines conditions sont réalisées : propreté
des surfaces, température minimale atteinte, etc.


Au
regard des schémas
1601 et 1604,
déposons sur une surface solide plane, une très petite
quantité de liquide (par exemple, une goutte de métal d'apport
en fusion), si le liquide s'étale sur la surface, on dit que le
liquide mouille, si le liquide au contraire, se contracte en forme de
boule, on dit que le liquide ne mouille pas.
Dans
le premier cas, l'angle de raccordement Ø est >
à 90° et, dans le deuxième cas, l'angle de raccordement
Ø est <
à 90° . Il y a mouillage si Ø est <
à 90° et, non mouillage si Ø est >
à
90°.
11.
SOUDABILITE
On
dit qu'un matériaux est soudable, lorsqu'il est possible de répondre
affirmativement à trois types de questions :
- question
1
- la
réalisation matérielle du joint soudé est-elle
possible ?, c.a.d, peut-on établir la continuité
métallique entre les bords à souder sans défaut
d'exécution ?
- question
2
- si
la réalisation matérielle du joint est possible,
peut-on obtenir, dans le joint et son voisinage, les propriétés
requises pour l'application que l'on a en vue ?
- question
3
- si
les soudures sont saines et présentent les qualités
requises, les propriétés d'ensemble de la construction
(compte tenu de sa forme, de sa rigidité globale, de
ses tensions internes, etc....) sont-elles compatibles avec
la bonne tenue en service de l'ouvrage ?
12.
TENSION SUPERFICIELLE

Considérons
sur le schéma 1603,
qu'à la surface d'un liquide, un très petit élément
M1 M2 de longueur dl, et supprimons par la pensée
le liquide situé à gauche de dl. L'équilibre
des forces capillaires est rompu, mais nous pouvons le rétablir
en appliquant à l'élément M1 M2, une force
df.
Le
rapport df/dl = A, définit la tension superficielle A
du liquide considéré.
13.
TEMPERATURE DE MOUILLAGE
Température
à laquelle doit être porté le métal de base
pour que le métal d'apport liquide puisse alors mouiller le métal
de base, c'est à dire s'étaler et se lier à ce dernier,
cette température est fonction notamment du métal d'apport,
du métal de base et de la technique opératoire. Pour la
bonne exécution des joints, la température de mouillage
doit être atteinte mais sans dépasser une température
limite qui lui est légèrement supérieure.
14.
HETEROGENE
Les
"soudures" sont dites hétérogènes
lorsque, le métal d'apport ou, plus généralement
l'alliage utilisé pour la "soudure", est différent
de celui des pièces à assembler, généralement
seul le métal d'apport est fondu, il est ainsi possible dans certains
cas de "souder" ensemble deux métaux ou alliages
différents.
15.
EUTECTIQUE
Se
dit d'un mélange dont la fusion se fait à température
fixe, comme c'est le cas pour les corps purs et dont la phase liquide
(liquidus) et la phase solide (solidus) ont même composition, sa
température de fusion est très inférieure à
celles de ses constituants. C'est l'équilibre entre la phase solide
(solidus) et la phase liquide (liquidus) .
16.
LIQUIDUS
C'est
la phase au dessus de laquelle n'existe que du liquide.
17.
SOLIDUS
C'est
la phase au dessous de laquelle n'existe que du solide.
18.
INTERVALLE DE FUSION
C'est
l'écart de température entre l'état de "liquidus"
et l'état de "solidus".
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